Qu’est-ce que la conservation en terres privées ?

Une approche flexible et intégrée, adaptée au sud du Québec

Le territoire du Québec comporte 8% de terres du domaine privé. Selon le ministère des Ressources naturelles c’est près de 3,5 millions de lots localisés principalement dans le sud du Québec là où la majorité de la population se situe. La liste des réserves naturelles reconnues montre qu’il y a actuellement 210 réserves reconnues en milieu privé au Québec.

Les propriétaires fonciers sont les premiers intendants du territoire et les mécanismes de conservation en terres privées s’adaptent à leurs besoins. Différentes options de conservation leur permettent de protéger un milieu naturel. Par une prise en charge de la conservation d’éléments naturels du territoire, les organismes de conservation contribuent, au Québec, à la création de milieux protégés privés, un geste complémentaire aux actions des gouvernements. Ces organismes communautaires font preuve de compétences et de flexibilité. Ils mettent en œuvre un processus qui mène à la conservation de milieux naturels (évaluation des milieux naturels, négociations, obtention d’ententes légales), ils financent leurs opérations, ils organisent des activités d’éducation et de sensibilisation et ils assurent la gestion de sites protégés à perpétuité.

Selon eux, la conservation de milieux naturels permet de protéger les fonctions des écosystèmes et la valeur fondamentale de la nature.

Pour le bénéfice des collectivités que la conservation des milieux naturels doit permettre, en son sens le plus large, de protéger les éléments de biodiversité et de connectivité, de restaurer des éléments dégradés par les activités du territoire et de mettre en valeur les sites et les actions de conservation.

Elle prend en compte les communautés locales, leur contexte et leurs valeurs pour mener des actions de conservation qui contribueront à la richesse des régions et la qualité de vie des citoyens.

concept conservation paysage final

La conservation de la biodiversité passe par la protection de noyaux de conservation, de zones tampons et de la connectivité.

Signing or not signing?L’entente de conservation vise à :

  • assurer, dans la mesure du possible, la conservation perpétuelle des milieux naturels protégés, de leur biodiversité et des processus naturels;
  • définir les droits d’usages du milieu naturel protégé notamment dans le respect des caractéristiques à protéger (accessibilité, loisir, activités commerciales).

Pour en savoir plus sur la conservation en terre privée :

Terminologie de la conservation énoncée dans Le Naturaliste canadien par B. Limoges et ses collaborateurs à l’été 2013

ANALYSE GÉOSTATISTIQUE DES AIRES PROTÉGÉES DE LA COMMUNAUTÉ MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL : DÉFIS ET PRIORITÉS D’ACTIONS POUR UN AMÉNAGEMENT DURABLE DU TERRITOIRE(2017)

Le guide des plantes rares du Québec méridional (Payant) (Flora Québeca, 2009)

Une ceinture verte grandeur nature : Un grand projet mobilisateur pour la région de Montréal (Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec, 2012)

Quand l’habitat est-il suffisant ? Fiche d’information sur les Grands Lacs (Environnement Canada, 2004)

Quand l’habitat est-il suffisant ? Cadre d’orientation pour la revalorisation de l’habitat dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs (Environnement Canada, 2004)

Mémoire sur la fiscalité foncière à des fins de conservation de milieux naturels sur le domaine privé (RMN, 2014) (déjà sur une autre page)