Qu’est-ce que la conservation volontaire ?

Définition

« La conservation volontaire exprime la prise en charge de la conservation du patrimoine naturel sur une terre privée par les gens qui en sont propriétaires. Elle est fondée sur l’initiative et l’engagement des individus ou des personnes morales (organismes de conservation, municipalités, compagnies) à préserver la nature et les caractéristiques patrimoniales indéniables, c’est-à-dire reconnues d’intérêt pour la collectivité. »

(Définition adaptée du MELCC)

Protéger les fonctions des écosystèmes et la valeur fondamentale de la nature

C’est pour le bénéfice des collectivités que la conservation des milieux naturels doit permettre, en son sens le plus large, de protéger les éléments de biodiversité et de connectivité, de restaurer des éléments dégradés par les activités du territoire et de mettre en valeur les sites et les actions de conservation.

Elle prend en compte les communautés locales, leur contexte et leurs valeurs pour mener des actions de conservation qui contribueront à la richesse des régions et la qualité de vie des citoyens.

La conservation de la biodiversité passe par la protection de noyaux de conservation, de zones tampons et de la connectivité.

Une approche flexible et intégrée, adaptée au sud du Québec

Au Québec, les terres privées couvrent 8 % du territoire et sont principalement situées dans le sud, tout comme la majorité de la population. C’est également ce territoire qui abrite la plus grande biodiversité de la province. C’est pourquoi la protection des milieux naturels par les intervenants non gouvernementaux est primordiale. Les sites de conservation volontaire sont d’ailleurs concentrés dans le sud du Québec et permettent de venir en complément au réseau d’aires protégées gouvernemental.

Le rôle des organismes de conservation

Les organismes de conservation sont les principaux acteurs impliqués dans la conservation volontaire au Québec. Leur mission principale est la sauvegarde et l’intendance de milieux naturels à perpétuité, un geste complémentaire aux actions des gouvernements.

Ces organismes communautaires font preuve de compétences et de flexibilité. Ils mettent en œuvre un processus qui mène à la conservation de milieux naturels (évaluation des milieux naturels, négociations, obtention d’ententes légales), ils financent leurs opérations, ils organisent des activités d’éducation et de sensibilisation et ils assurent la gestion de sites protégés à perpétuité.

L’implication des propriétaires fonciers

Néanmoins, de nombreux individus privés, mais aussi des compagnies ou encore des municipalités, sont impliqués dans la conservation volontaire. 

Les mécanismes de conservation en terres privées s’adaptent à leurs besoins. Différentes options de conservation sont à leur disposition pour protéger un milieu naturel. En partenariat avec un organisme de conservation de leur choix, les propriétaires fonciers peuvent conclure une entente de conservation.

L’entente de conservation vise à :

  • assurer, dans la mesure du possible, la conservation perpétuelle des milieux naturels protégés, de leur biodiversité et des processus naturels;
  • définir les droits d’usages du milieu naturel protégé notamment dans le respect des caractéristiques à protéger (accessibilité, loisir, activités commerciales).
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